HALLUX VALGUS

Définition

C’est une déformation très fréquente du gros orteil (= hallux) vers l’extérieur du pied (=valgus). Elle peut être associée à une inflammation avec rougeur (bursite) et douleur sur l’excroissance osseuse du gros orteil: c’est ce qui est couramment appelé « l’oignon ». L’hallux valgus n’est pas forcément douloureux et il n’y a pas de relation entre l’importance de la déformation et la douleur (par exemple certains hallux valgus très importants sont indolores et n’entraînent aucune gêne). La douleur au niveau du gros orteil est liée au frottement dans la chaussure et à l’inflammation de l’excroissance osseuse saillante

Évolution

L’hallux valgus peut évoluer de différentes façons et chaque patient est différent. La déformation s’aggrave globalement avec le temps mais il n’y a aucun parallélisme entre l’importance de la déformation et les douleurs. Les douleurs peuvent évoluer par poussées inflammatoires avec parfois de longues périodes d’accalmie (pendant plusieurs mois ou années) ou s’aggraver progressivement sans accalmie. Enfin, en cas d’hallux valgus évolué, il peut y avoir un retentissement sur les autres orteils et la douleur prédomine alors au niveau du 2ème ou 3ème orteil.

Hallux valgus Traitement

L’adaptation du chaussage avec des chaussures souples, larges et confortables reste longtemps efficace sur les symptômes de l’hallux valgus. Des orthèses de protection peuvent également être essayées. Le seul traitement curatif permettant de corriger la déformation pour soulager les symptômes et améliorer le chaussage est le traitement chirurgical (Fig. 2a et 2b). L’intervention chirurgicale est indiquée en cas d’hallux valgus douloureux avec gêne et difficultés au chaussage et retentissement sur les activités quotidiennes.

 

Hallux valgus douloureux
Correction à 1 an de l'opération, disparition totale des douleurs

Interventions et techniques chirurgicales:

Il existe de très nombreuses techniques chirurgicales pour la correction de l’hallux valgus. Certaines interventions sont réalisées par technique « conventionnelle » avec des cicatrices de quelques centimètres et d’autres sont réalisées par technique « mini-invasive » ou « percutanée » avec des cicatrices de quelques millimètres. Les différents gestes opératoires sont identiques quelle que soit la technique utilisée avec élimination de la « bosse » osseuse, section de ligaments et section osseuse (ostéotomie) du métatarsien et de la phalange pour aligner le gros orteil. Certaines techniques nécessitent la mise en place de matériel (broches, vis, agrafes, plaques) pour maintenir la correction souhaitée. La technique opératoire utilisée (conventionnelle ou percutanée), les gestes réalisés et la mise en place ou non de matériel dépendent de l’importance de la déformation, des constatations (lors de la consultation et lors de l’intervention) et des habitudes du chirurgien.

Suites opératoires:

La reprise de l’appui complet, d’un chaussage normal, de la conduite et des activités sportives seront décidés par le chirurgien. Il est normal d’avoir un œdème de l’avant pied pendant environ 3 mois après l’intervention. Cet œdème est lié à l’importance des gestes réalisés, à l’existence d’une insuffisance veineuse et à l’activité quotidienne. Il faut éviter l’installation de l’œdème dans la journée source de douleurs prolongées, de raideur, de retard à la reprise des activités et au chaussage normal. Des pansements avec bandes cohésives ou des chaussettes de contention sont nécessaires pour lutter activement contre l’œdème.

Questions fréquentes:

Cette déformation est-elle due au chaussage ou est-ce héréditaire ?

Il existe des formes d’hallux valgus congénital (déformation dès l’enfance et l’adolescence) et des formes acquises à l’âge adulte. Toutes ces formes sont d’évolution variable selon chaque patient. Le chaussage et l’hérédité ont probablement une part de responsabilité qu’il est très difficile d’évaluer. Ne pas mettre certains types de chaussures n’évitera peut-être pas l’apparition d’un hallux valgus. Ce n’est pas non plus parce qu’un membre de notre famille a un hallux valgus que l’on héritera automatiquement de la même déformation.

 

Faut-il opérer avant que la déformation ne s’aggrave ?

NON: L’intervention chirurgicale n’est pas décidée en fonction de l’importance de la déformation mais en fonction de la gêne quotidienne et des difficultés au chaussage. Une déformation indolore ne justifie pas d’intervention chirurgicale. Le patient est la seule personne pouvant savoir si la gêne devient de plus en plus importante et difficile à tolérer et pouvant décider s’il souhaite se faire opérer. Le chirurgien décidera, lui, de la technique opératoire la plus adaptée en fonction de l’examen à la consultation, de l’importance de la déformation, de l’analyse des radiographies et de ses habitudes.

 

Existe-t-il d’autres traitements de l’hallux valgus à part la chirurgie ?

Chez l’adulte, seule la chirurgie permet de corriger les déformations pour faire disparaître les symptômes. Il existe des alternatives à la chirurgie comme les orthèses de protection, l’adaptation du chaussage, les infiltrations qui peuvent faire diminuer certains symptômes ou faire passer certaines poussées douloureuses mais qui ne corrigent pas la déformation. Chez l’enfant avant la fin de la croissance, des orthèses nocturnes de correction peuvent être utilisées pour ralentir l’évolution et diminuer voire corriger les déformations.

 

Y a-t’il un âge limite pour opérer un hallux valgus ?

NON: S’il y a une indication à une intervention pour un hallux valgus, elle peut être réalisée à tout âge. Chez l’enfant ou l’adolescent, le but de l’intervention est de corriger les déformations et de permettre un retour rapide aux activités. Chez la personne âgée, le but de l’intervention est de permettre une reprise immédiate de la marche avec amélioration du confort au chaussage tout en évitant une immobilisation.

 

Quelles sont les complications possibles d’une intervention pour hallux valgus ?

Comme toute intervention chirurgicale il peut y avoir des complications générales (problèmes cardiaques, embolie pulmonaire, allergies…) et des complications locales (phlébite, infection, nécrose,amputation) le plus souvent liées à des problèmes de santé préexistants (problèmes cardiaques, troubles de la coagulation, artérite, diabète…).

  • Il existe des complications plus spécifiques de la chirurgie de l’hallux valgus comme la récidive de la déformation, l’hypercorrection, la raideur de l’articulation du gros orteil, des douleurs résiduelles, des troubles de la sensibilité des orteils, l’algodystrophie…
  • Toutes ces complications sont rares mais peuvent survenir et c’est grâce à la discussion avec le chirurgien et l’anesthésiste en consultation avant l’intervention que le risque de complications pourra être évalué pour le diminuer au maximum.

 

Comment décider s’il faut se faire opérer ou non d’un hallux valgus ?

Si la gêne (au chaussage, à la marche, dans la vie quotidienne) est de moins en moins tolérable ou n’est plus tolérable: l’intervention chirurgicale permettra d’obtenir une amélioration.

  • S’il y a des poussées douloureuses (saisonnières, intermittentes) et des périodes sans aucune gêne: l’intervention sera peut-être nécessaire en cas d’aggravation mais il faut parfois savoir attendre et ne pas se faire opérer dès la première poussée douloureuse car certaines poussées inflammatoires peuvent disparaître spontanément.
  • Si la gêne est essentiellement esthétique: l’intervention est déconseillée car le risque lié à l’opération est plus important que le bénéfice attendu.

 

Existe-t-il d’autres traitements de l’hallux valgus à part la chirurgie ?

Chez l’adulte, seule la chirurgie permet de corriger les déformations pour faire disparaître les symptômes. Il existe des alternatives à la chirurgie comme les orthèses de protection, l’adaptation du chaussage, les infiltrations qui peuvent faire diminuer certains symptômes ou faire passer certaines poussées douloureuses mais qui ne corrigent pas la déformation. Chez l’enfant avant la fin de la croissance, des orthèses nocturnes de correction peuvent être utilisées pour ralentir l’évolution et diminuer voire corriger les déformations.

 

Y a-t’il un âge limite pour opérer un hallux valgus ?

NON: S’il y a une indication à une intervention pour un hallux valgus, elle peut être réalisée à tout âge. Chez l’enfant ou l’adolescent, le but de l’intervention est de corriger les déformations et de permettre un retour rapide aux activités. Chez la personne âgée, le but de l’intervention est de permettre une reprise immédiate de la marche avec amélioration du confort au chaussage tout en évitant une immobilisation.

Quelles sont les complications possibles d’une intervention pour hallux valgus ?

Comme toute intervention chirurgicale il peut y avoir des complications générales (problèmes cardiaques, embolie pulmonaire, allergies…) et des complications locales (phlébite, infection, nécrose,amputation) le plus souvent liées à des problèmes de santé préexistants (problèmes cardiaques, troubles de la coagulation, artérite, diabète…).

  • Il existe des complications plus spécifiques de la chirurgie de l’hallux valgus comme la récidive de la déformation, l’hypercorrection, la raideur de l’articulation du gros orteil, des douleurs résiduelles, des troubles de la sensibilité des orteils, l’algodystrophie…
  • Toutes ces complications sont rares mais peuvent survenir et c’est grâce à la discussion avec le chirurgien et l’anesthésiste en consultation avant l’intervention que le risque de complications pourra être évalué pour le diminuer au maximum.

Comment décider s’il faut se faire opérer ou non d’un hallux valgus ?

Si la gêne (au chaussage, à la marche, dans la vie quotidienne) est de moins en moins tolérable ou n’est plus tolérable: l’intervention chirurgicale permettra d’obtenir une amélioration.

  • S’il y a des poussées douloureuses (saisonnières, intermittentes) et des périodes sans aucune gêne: l’intervention sera peut-être nécessaire en cas d’aggravation mais il faut parfois savoir attendre et ne pas se faire opérer dès la première poussée douloureuse car certaines poussées inflammatoires peuvent disparaître spontanément.
  • Si la gêne est essentiellement esthétique: l’intervention est déconseillée car le risque lié à l’opération est plus important que le bénéfice attendu.